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goodmorningworld le ptit tour... du monde de Marion & Jordi

Pokhara : dans l’attente de notre visa

10 Décembre 2012 Publié dans #Nepal

14 jours passés à Pokhara à attendre notre visa Indien. La patience tu l’as ou tu ne l’as pas… nous savons aujourd’hui que nous ne l’avons pas.

On sait ce que vous êtes en train de vous dire. Faites un trek ! le tour des Annapurna… ! Oui mais voilà nous on n’est pas comme tout le monde. Le Népal ce n’est pas que les treks !

Honnêtement, nous décidons de ne pas faire de trek car bien qu’il fasse très chaud à 800m d’altitude (Pokhara), ce n’est plus la bonne saison pour être à 5000m ou plus. N’étant pas équipés - et oui un manteau de ski dans le sac, ça prend beaucoup de place – nous décidons que cela attendra un prochain voyage.

Le Népal étant La destination pour les activités physiques de pleine nature, nous partons tout de même faire deux jours de rafting. Nous choisissons une agence 100% népalaise. Nous voici donc partis avec deux anglais qui seront nos compagnons sur le raft et deux autrichiens et deux suédois qui seront eux en kayak et bien évidement nos 4 guides népalais. Le premier jour est assez «smooth» mais le paysage est magnifique : jungle, rivière d’un bleu opaque splendide, villages perdus au milieu de nulle part, seul un pont suspendu les reliant à « la route » de montagne et une faune toujours aussi magnifique. Nous sommes bercés par les bruits de la nature et les directives lancées par notre «pilote» népalais : «full boat !», «right back !», «left back !», «hold on!»… L’après-midi nous débarquons sur une somptueuse plage où nous établirons notre campement. Les népalais sont de vrais Mac Gyver ! Prenez une plage déserte et ils vous en font une vraie guesthouse de luxe ! Des tentes pour dormir – jusque-là rien d’extraordinaire – quoique leur tente s’avère bien plus grande que la nôtre. Poubelles faites avec des sacs accrochés aux pagaies – et on recycle s’il vous plait ! Une bâche, un trou, deux pierres plates de chaque côté, deux sacs plastiques dont l’un contenant le papier toilette et vous obtenez de superbes toilettes à la turque ! ET la cuisine avec table et une multitude de bassines pour se nettoyer et faire la plonge. Le soir nous plongeons dans une ambiance romantique, la lumière du jour vient d’être remplacée par des bougies mises dans un sac plastique rempli de sable. Pas mal comme bougeoir!

Apres un bon petit déjeuner copieux : porridge, bananes, pain de mie, pancakes, œufs, confitures, café et thé, nous voilà repartis sur une rivière bien plus agitée et ça c’est vraiment cool. Nous croisons très tôt le matin, les enfants des villages partant à l’école. Ils attendent sur le bord de la rive, la pirogue qui les fera traverser. Nous sommes dans un autre monde.

Nous mourons d’envie de partir plus longtemps mais le budget ne nous le permet pas. Certains trips népalais proposent jusqu’à 9 jours de descente !! Tant pis, ce sera pour une autre fois.

Nous voilà donc revenu à Pokhara. Au début, nous prenons le temps de nous reposer. C’est quand même bon de ne rien faire, de se laisser vivre. Une pause avant le grand tumulte de l’Inde ! Mais ça c’est les deux premiers jours… La bougeotte nous reprend vite! Nous tournons en rond, commençons à prendre des habitudes comme aller au même resto tous les soirs. En même temps pour notre défense, c’est l’un des moins chers de Pokhara (et il ne charge pas l’addition des 10% habituels) et honnêtement tout Pokhara a le même menu. Allez on vous l’énumère pour le plaisir : Dal Bhat (plat traditionnel Népalais composé de riz et de lentilles), Mo:mo (plat traditionnel Tibétain composé de pattes fourrées à la viande ou aux légumes), fried rice, chowmein (nouilles avec poulet ou légume ou œuf), thukpa (soupe de nouilles) et après burger, pizza, macaronis, spaghettis.

Bref, tout ça pour vous dire qu’ON N’EN PEUX PLUS et ça se ressent sur le moral. Nous nous plongeons donc dans nos recherches sur l’Inde et nous nous préparons un petit voyage hindou aux petits oignons !

Nous passerons toutefois d’agréable moment. Nous visiterons un superbe monastère, irons à Sarangokt, village à 1500m dont l’attrait principal est sa vue sur la chaine himalayenne. La brume gâchera la vue lors de notre venue. D’ailleurs, l’objectif suivi durant ces jours passés à Pokhara fut de trouver le bon jour pour admirer ces montagnes. Elles sont vraiment impressionnantes. De vrais monstres ! Il faut savoir que 8 des 14 plus grands sommets au monde (plus de 8000m) se situent au Népal.

Et puis 14 jours passés dans le même hôtel, ça crée des liens ! Alors pas avec la chambre ça c’est sûr. Nous finirons par tomber malade à cause de l’humidité. Le petit truc drôle à raconter aussi sur la chambre c’est le nombre d’interrupteurs qu’il y avait pour le nombre réel de lumières : 10 interrupteurs pour 6 lumières !?! Certains interrupteurs qui allument et certains qui éteignent et une lumière qui fonctionne quand nous n’avons pas d’électricité (ce qui arrive souvent au Népal). Donc résultat des courses : on touche à tous les interrupteurs et quand l’électricité revient, à savoir parfois quand on dort, tout s’allume avec le ventilo en prime ! En 14 jours, nous n’avons toujours pas maitrisé ces satanés interrupteurs :-)

L’aparté fait sur la chambre, comme nous le disions, 14 jours ça crée des liens. Nous sympathisons avec le staff de l’hôtel. Ainsi commence des parties d’échec entre Jordi et Narayan, le boss, champion de Pokhara ou plutôt de sa rue. Il lui apprend quelques coups. Tous les résidents de l’hôtel veulent l’affronter. C’est assez rigolo. Jordi se prendra au jeu et téléchargera même une appli pour le PC. On te reconnait bien là !! Nous lisons tous ensemble, des livres pour notre part que nous échangeons avec les libraires du coin. Nous ne savons pas si c’est le fait de négocier et d’échanger nos livres mais nous prenons un grand plaisir à les déballer et à se délecter des premières pages. Narayan nous apprendra également quelques tours de magies et nous lui apprendrons à jouer au Yam’s.

Le dernier soir sur Pokhara (enfin c’est ce que nous pensons à ce moment-là), Narayan nous invite à diner (Dal Bhat bien sûr) serrant fort Jordi dans ses bras en le remerciant. Choc des cultures quand tu nous tiens !

Nous partons récupérer nos visas et l’inévitable se produit. Il faut encore attendre. Cela en est trop pour Jordi qui sort de ses gonds et cri sur la femme de l’agence. Elle promet que le lendemain sans faute nos visas seront là. Nous rentrons donc à l’hôtel, le moral au ras des pâquerettes. Notre boss préféré saura nous remonter le moral. Il nous offrira en plus du repas une bonne petite bouteille de whisky et par la même occasion en remettra une couche à la dame de l’agence par téléphone.

7 décembre, nous avons enfin nos visas ! Nous partons dès le lendemain à l’aube pour notre dernière destination népalaise : Lumbini, là où naquit Bouddha.

Pokhara : dans l’attente de notre visa
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