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goodmorningworld le ptit tour... du monde de Marion & Jordi

Kawah Ijen : travaux de forçats

29 Avril 2013 Publié dans #Indonésie

Pour rejoindre l’Ijen depuis le Bromo nous prenons 3 bus consécutifs. Le dernier nous dépose à l’embranchement de la route qui mène à l’Ijen. Plus que 45 kilomètres à parcourir ! Nous attendons patiemment un bus pendant un petit moment puis ne voyant rien arriver, nous commençons à questionner les habitants du village. Il n’y a plus de bus à cette heure-ci !

On commence à marcher dans l’espoir d’être pris dans une benne qui va à destination et quelques minutes plus tard un jeune homme s’arrête. Il va à Sempol notre point de chute. Il conduit comme un fou toujours en surrégime sur la route très étroite de montagne qui nous emmène au village mais nous arrivons à bon port au bout d’une petite heure. La végétation est très dense. Une vraie jungle. Nous avons du mal à nous imaginer que nous sommes aux abords du Kawah.

On loge dans le seul « homestay » disponible, questionnons un peu le personnel sur les possibilités pour se rendre sur le volcan et l’on opte pour un scooter départ de nuit pour réussir à observer les lueurs bleues dues à la combustion du souffre dans le cratère du volcan.

Lever 2h30. On enfile pantalons, gants et bonnets car il fait frais. On roule pendant 45 minutes et l’on arrive au poste de garde pour l’ascension. On prend un guide car il fait noir et que l’on pense que l’ascension est relativement difficile. Il s’amène en claquette clope au bec et bien sûr il ne parle pas anglais.Ca promet.

On grimpe assez facilement pendant 1h30 et l’on commence à sentir fortement l’odeur du souffre. On est en plein dans le nuage et c’est irritant. On arrive sur la crête du cratère et l’on attend le lever de soleil en observant assez partiellement les lueurs bleues car c’est vraiment fumeux.

On voit déjà les premiers travailleurs du cratère s’activer et remonter les premiers paniers de plaques de souffre. Elles sont vraiment grosses et le bambou plie sous la charge. Le jour se lève et le vent apporte un peu (trop peu) de visibilité sur le fameux lac acide au fond du cratère d’un bleu turquoise éclatant. On aperçoit aussi les failles d’où jaillit le souffre et les hommes tout en bas, dans la fumée toxique qui préparent les plaques à remonter. Certains remontent leur charge de 65 à 100 kilos, sur le très dangereux sentier qui descend dans le cratère, tranquillement, la clope au bec dans cette horrible fumée qui nous fait pleurer. D’autres remontent aussi avec des mini sculptures en souffre et on ne comprend pas pourquoi ils les taillent en bas du cratère dans cet enfer. Plus tard on nous expliquera qu’ils utilisent en fait des moules car le souffre jailli liquide des failles puis refroidi pour former des plaques. Ils ont les épaules déformées avec des gros abcès dus à la charge portée chaque jour et leurs mollets sont énormes mais ils gardent le sourire. Ils essaient aussi de gratter quelques roupies supplémentaires auprès des touristes pour la photo. Deux descentes par jour pendant 10 jours leur suffisent pour gagner le salaire moyen indonésien (environ 4 euros par aller-retour dans le cratère). La pesée se fait un peu plus bas où s’entasse les paniers de souffre puis ils sont acheminés par le même porteur tout en bas.

Le vent ne se lève pas et la visibilité reste nulle pour mieux apercevoir le lac. La fumée nous irrite trop et nous rebroussons chemin un peu déçu. On reprend notre scooter et faisons le chemin inverse dans un joli paysage très verdoyant comme toujours autour des volcans. De notre guesthouse nous nous rendons compte que nous avons une vue imprenable sur l’Ijen (nous étions arrivé de nuit). Puis on commence déjà à s’activer car nous savons qu’il n’y a pas vraiment de liaison par bus public.

Java c’est déjà terminé, direction Bali !

Kawah Ijen : travaux de forçats
Kawah Ijen : travaux de forçats
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J
hello,
on imagine bien l atmosphere etouffanfe du volcan et les forçats transportant leurs plaques de soufre . On se demande parfois comment est ce qu'ils peuvent garder le sourire en subissant des conditions de travail si dures . Une belle leçon de vie pour nous autres ...
Bonne route
James
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G
salut jordi un petit bonjour ou je suis tout les jours votre super voyages bisou a marion et a bientot gilles
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