Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
goodmorningworld le ptit tour... du monde de Marion & Jordi

Gooood Mooorning India !

20 Décembre 2012 Publié dans #inde

Varanasi : une explosion des sens !

En arrivant à Bénarès (Varanasi) nous savons que nous devons prendre un cyclo pousse afin de rejoindre la vieille ville située à 6 km de la gare routière et dans l’état où nous sommes sortis du bus à savoir tout ratatiné il est hors de question de marcher 6 km. Trouver un cyclo pousse, aucun problème. Quatre nous tombent dessus à la sortie du bus. S’ensuit une négociation entre les chauffeurs. Nous ne disons rien. Les prix fusent : 50 roupies ! 40 roupies ! 10 roupies ! Bientôt nous en aurons un gratuit. Trop fatigués, nous leur disons de se mettre d’accord, nous ne choisirons pas.

Nous montons donc sur notre cyclo et sommes transportés dans un nouveau monde.

Sur la route se mélangent voitures, motos, auto rickshaw, cyclo pousse, vélos, vaches, buffles, chiens, processions de mariage (nous en croiseront une dizaine), groupes de musiques… Les gens dansent accompagnés de musiciens ou « de murs de son » posés sur des camions balançant de la musique traditionnelle enivrante. Ils sont habillés de milles couleurs et leurs visages respirent la joie, la vie. Les feux d’artifices et lumières des processions illuminent la rue et le ciel. C’est comme ça tous les jours de l’année. Les odeurs d’encens, d’épices, de pourriture, d’excréments et d’ordures affluent de tous les coins des rues. Nous, nous sommes là au milieu de cette effervescence, notre chauffeur essayant de se frayer un passage.

Une véritable explosion des sens ! Nous sommes ébahis le sourire figé sur notre visage.

Notre chauffeur nous fait retourner sur terre. Puisque bien évidement il nous emmène dans l’hôtel où il aura ses commissions et pas dans la guesthouse que nous lui avons demandé. Nous trouvons toutefois deux rabatteurs qui nous trouvent la guesthouse mais il ne reste que des chambres chères. La guesthouse d’à côté aussi. Comme par hasard. Nous finissons par trouver une chambre dans notre budget. Nous nous payons même le luxe pour deux euros de plus de prendre une chambre avec balcon offrant une vue totalement dépaysante sur le Gange.

Le côté moins cool de notre guesthouse c’est que le personnel n’est vraiment pas sympa. Il ne sourit jamais et ne dit jamais bonjour. Ne tentez pas de lui faire répéter plusieurs fois la même phrase, il en devient limite agressif. Comme nous le faisions répéter il nous demande même si nous parlons anglais. A notre décharge, les indiens chiquent et ça les fait beaucoup saliver donc quand ils parlent ils ouvrent très peu la bouche au risque de se prendre tout en pleine face. Mélangé à leur accent il est très difficile de les comprendre. Petit exemple : winter se dit Binter. Dites-le avec de l’eau dans la bouche et vous obtenez l’accent indien. Heureusement ils ne sont pas tous comme ça.

Nous logeons près du Ghat Manakaranika, principal Ghat de crémation de la ville. Entre 200 et 300 corps sont brulés par jour dans ce Ghat. Les corps sont brûlés sur des buchers après avoir été plongés dans le Gange. Les bébés et vieillards sont quant à eux directement jetés dans le fleuve sacré. Fleuve né selon l’hindouisme, de la tête de Shiva pour étancher la soif d’un homme sain.

Après une courte nuit, (les cloches des temples sonnent dès l’aube et les singes crient sur notre balcon ce qui n’est pas propice à une grasse matinée) nous partons dans les ruelles étroites de la vieille ville. Entre les détritus et excréments qui abondent sur le sol, les vaches au milieu « broutant » les déchets et les motos, il est difficile de se frayer un passage. La ville a totalement changée de décor. Nous croisons en l’espace de 10 minutes quatre morts transportés sur des bambous recouverts d’un linceul. Chaque corps est suivi d’une dizaine de personnes. Nous sommes les seuls à les regarder dans l’indifférence des autres passants. La vie et la mort se cotoient de façon nonchalante.

Nous passerons la plupart de notre temps à nous balader sur les Ghats. Nous regardons la vie s’afférer sur ces derniers. Les hindous se baignent afin d’accélérer le processus qui les mèneront au nirvana, font leur lessive, donnent des offrandes, lavent leur buffles. Les jeunes mariés paradent dans leur beau costume attachés entre eux par une étole et les morts sont brulés sur les ghats. Le sentiment que nous avons de Bénarès, ville Sainte, est indescriptible. Nous sommes à la fois gênés de voir ces corps brûlés mais en même temps émerveillés par la vie qui les entourent.

Les soirs nous regardons depuis le toit terrasse de notre guesthouse, la multitude de cerf-volant s’élever dans les airs. Au bout de chaque fil, depuis son toit, un enfant s’efforce sans relâche de faire s’envoler dans les airs son cerf-volant fabriqué par ses soins avec dans ses poches un petit bout de scotch afin de le rafistoler. Cette vue est juste incroyable.

En quittant Bénarès nous avons le sentiment que l’Inde va nous réserver de belles surprises.

La vue depuis notre balcon

La vue depuis notre balcon

Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
Gooood Mooorning India !
C'est qu'il fait froid le matin !

C'est qu'il fait froid le matin !

La vue depuis le toit terrasse de notre Guesthouse

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article